Fromage et cholestérol : incompatibles ?

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Certains des acides gras saturés, s’ils sont consommés avec excès, peuvent contribuer à augmenter le taux de mauvais cholestérol.

Ainsi, en cas d’excès de cholestérol, les professionnels de la santé recommandent souvent une diminution, voire un arrêt, de la consommation de fromage et autres produits laitiers.

Une récente étude scientifique remet pourtant en question ces certitudes. Le point dans cette astuce.

Cholestérol : le fromage, pas forcément coupable ?

Une recherche menée sur 156 participants résidant à Lille, Grenoble, Marseille et Lorient, a montré que la consommation de 60 grammes par jour de camembert pendant 5 semaines n’avaient pas d’incidence sur :

  • le taux de mauvais cholestérol ;
  • la pression artérielle.

Ces patients, âgés de 18 à 65 ans, avaient :

  • un IMC (Indice de Masse Corporelle) compris entre 19 et 30 ;
  • une hypercholestérolémie modérée, soit un taux de cholestérol compris entre 4,13 et 5,70 mmol/L ;
  • ne suivaient aucun traitement médicamenteux visant à modifier leur taux de cholestérol.

Les résultats obtenus ont ainsi permis de prouver que les acides gras saturés, notamment ceux à courtes et moyennes chaînes, n’ont pas d’effet sur le cholestérol lorsque leur consommation est modérée.

Cholestérol et fromage : limiter les apports en acides gras saturés

Dans un régime anti-cholestérol, il est cependant impératif de limiter l’apport en acides gras saturés. Comme pour les œufs, tout dépend de la quantité consommée.

De plus, tous les fromages de contiennent pas la même quantité de matière grasse. À titre d’exemple :

  • 40 grammes d’emmental contiennent 11 grammes de lipides ;
  • 30 grammes de camembert fournissent 30 grammes de lipides ;
  • 40 grammes de fromage de chèvre ne contiennent que 2,4 grammes de lipides.

Afin de permettre aux consommateurs de connaître le véritable taux de matières grasses dans les fromages, les producteurs sont aujourd’hui tenus d’indiquer la teneur réelle en matière grasse du produit fini.

Ainsi, si le fromage peut ne pas être totalement exclu des régimes anti-cholestérol il convient cependant :

  • de ne pas dépasser 40 grammes de consommation par jour pour les hommes et 30 grammes pour les femmes ;
  • de se tourner vers des fromages à faible teneur en matières grasses ;
  • d’ établir une liste précise des produits autorisés à l’aide d’un médecin, en fonction des préférences alimentaires de chacun.

Fromages : une importante source de calcium

Le fromage demeure le plus grand fournisseur de calcium. À titre d’exemple :

  • 100 grammes de yaourt fournissent environ 120 grammes de calcium ;
  • le Comté, le Parmesan, ou encore le Maroille, en fournissent plus de 800 grammes pour 100 grammes de produit.

La consommation de calcium demeure l’un des moyens les plus efficaces pour lutter contre l’ostéoporose :

  • Cette maladie est caractérisée par une perte de masse osseuse.
  • Elle touche plus souvent les femmes que les hommes et ce, dès la ménopause.

Le calcium permet alors l’entretien et le renouvellement des os, même à l’âge adulte.

Régulation de sa consommation de fromage en cas de cholestérol

Si on ne peut se passer de fromage, il convient , avec l’accord d’un médecin, de se tourner vers :

  • les fromages à pâtes molles, qui contiennent davantage d’eau et qui, pour un même volume, contiennent moins de lipides ;
  • les fromages frais, plus sains et moins chimiques que les fromages industriels ;
  • certains fromages dont les graisses animales ont été remplacées par des graisses végétales ;
  • les fromages faibles en matières grasse, comme le chèvre ou la mozzarella.

Pour approfondir la question :